Le budget pour l’année 2020 est celui :

  • du pouvoir d’achat des Français avec une baisse de 5 Md€ de l’impôt sur le revenu pour 17 millions de Français, souhaitée par les Français dans le cadre du Grand Débat national, et la suppression totale de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers et une suppression totale pour 100 % des Français d’ici à 2023 ;
  • de l’avenir, avec la suppression d’avantages fiscaux incohérents par rapport aux ambitions politiques de l’acte 2 du quinquennat, notamment en matière écologique, avec la suppression sur trois ans d’une partie des avantages fiscaux sur le gazole non routier et une augmentation de 800 M€ des budgets consacrés à la transition écologique et aux transports ;
  • de la maîtrise des dépenses publiques, le déficit continue de diminuer en 2020 puisqu’il atteindra, avec 2,2 % du PIB, son plus bas niveau depuis 2001.

 

Malgré un contexte international instable et un environnement économique marqué par un ralentissement de la croissance mondiale, ces orientations poursuivent une politique de l’offre qui porte ses fruits en termes de compétitivité et d’emploi.

Les choix budgétaires traduisent également l’importance de préparer l’avenir. En plus de favoriser une accélération importante de la transition écologique, le budget proposé pour 2020 est au service de la croissance de demain, du réarmement régalien de l’État, ainsi que de la protection des plus fragiles et de l’accompagnement du retour à l’emploi.

Ce premier budget de « L’acte 2 » s’inscrit dans la suite de ceux de « l’acte 1 », en ce qu’il poursuit la baisse des impôts, pour les particuliers et les entreprises, la baisse des dépenses et celle des déficits. Il marque également les orientations fortes des prochaines années en apportant une réponse concrète à l’urgence écologique, économique et sociale, au service des Français.

 

En 2020, les impôts des particuliers diminuent et la politique de l’offre se poursuit

Les Français vont payer presque 10 Md€ d’impôts en moins en 2020 :

  • –  5 Md€ en moins d’impôt sur le revenu ;
  • –  3,7 Md€ correspondant à la suppression complète de la taxe d’habitation sur les résidences principales pour 80 % des foyers ;
  • –  1,1 Md€ correspondant à la poursuite de la défiscalisation des heures supplémentaires.Ainsi, depuis le début du quinquennat, les prélèvements obligatoires pesant sur les ménages ont diminué de 20,6 Md€.

    De plus, pour dynamiser notre économie, les entreprises bénéficient de la poursuite de la trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) à 25 % d’ici 2022. En 2020, elles paieront ainsi 2,5 Md€ d’IS en moins par rapport à 2019.

    Par ailleurs, le crédit d’impôt recherche (CIR), élément important de l’attractivité française, est aménagé à la marge afin d’en garder toute l’efficacité.

 

  • Le verdissement du système fiscal s’accentue
    La 1ère partie du PLF comporte des dispositions pour verdir la fiscalité française :

    • le tarif réduit de taxe intérieure de consommation des produits énergétiques (TICPE) du gazole non routier (GNR) est progressivement supprimé en contrepartie de mesures d’accompagnement pour les secteurs d’activité concernés ;
    • le tarif réduit de TICPE pour le secteur du transport routier de marchandises est diminué de 2 centimes d’€ par litre ;
    • le crédit d’impôt pour la transition écologique (CITE) est progressivement remplacé, pour davantage d’efficacité, par une prime tournée vers les ménages modestes ;
    • –  pour répondre à la demande sociale d’une meilleure taxation du transport aérien, la « taxe Chirac » sur les billets d’avion est augmentée et ce surcroit de recettes est affecté au développement d’infrastructures de transport.
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