Le gouvernement mobilisé contre la pauvreté des enfants

Engagée sur la problématique du développement et de l’éducation des jeunes enfants, je participais ce mardi 13 février, à l’Assemblée nationale au colloque « petite enfance » organisé par Brigitte Bourguignon, présidente de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale et députée de la 6e circonscription du Pas-de-Calais, autour du rapport du think tank Terra Nova publié en mai 2017.

Le sujet de la petite enfance s’inscrit parfaitement dans la perspective de la stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants confié par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, au Délégué Olivier Noblecourt, et annoncée en octobre dernier par Emmanuel Macron.

Concertation et groupes de travail

Un partage d’expérience a suivi les exposés de Florent de Bodman, co-auteur du rapport de Terra Nova, responsable du programme national Parler Bambin, Olivier Noblecourt, nouveau Délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, et Marie de Saint Laurent, déléguée générale d’Auteuil Petite enfance.

Ont été entre autres abordés l’influence du milieu social de l’enfant sur le développement de son langage, le besoin d’introduire plus de transparence dans les critères d’attribution des places en crèche, l’accueil des enfants issus de milieu très populaire dans les crèches…  Il a été question également de l’attractivité du modèle « crèche familiale », de la question de la durée du un congé parental, des visites à domicile…  L’occasion pour moi d’interroger un point du rapport qui me semble très important, celui du soutien à la parentalité : « Vous parlez d’expériences réussies, par exemple d’accompagnement à domicile. J’ai une petite fille née en Irlande du nord. Il y a là-bas un accompagnement à domicile de toutes les familles pendant les quatre premiers mois de l’enfant, et un accompagnement plus prolongé pour les familles qui en ont besoin. »

Un tel dispositif me semble utile pour rassurer les jeunes parents, apporter les conseils nécessaires au bon développement du bébé et soutenir les familles précaires. Bien loin d’une stigmatisation il s’agit de permettre à chaque enfant de développer harmonieusement ses capacités physiques, sensorielles, cognitives. Lorsque j’enseignais en école maternelle en ZEP, j’avais observé un écart notable de développement de ces élèves. Constat tabou il y a 20 ans. Pourtant l’intervention précoce est le premier maillon d’action pour l’égalité des chances et seul un langage de vérité permet une anticipation. Car c’est bien au début de la vie qu’il faut apporter de l’attention à l’environnement de l’enfant. Aujourd’hui ce rôle est régulièrement assuré par les personnels des crèches. Mais quid des autres enfants  lorsque seulement 7% des enfants accueillis en crèches sont issus de familles précaires ?

Je vous invite à découvrir l’article du site d’information sur la famille, l’enfance et l’éducation « Gynger » : https://www.gynger.fr/investir-dans-la-petite-enfance-debat-autour-du-rapport-terra-nova/

Participez à la consultation citoyenne en ligne jusqu’au 28 février sur https://pauvrete.typeform.com/to/aCMXOa

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