J’étais représentée par mon équipe parlementaire à l’assemblée générale de l’APLNA (association des producteurs laitiers de Nord Aquitaine). Les producteurs ont pu échanger avec Nicolas Dumarest, directeur des ressources laitières de Savencia, au sujet des contrats passés entre le groupe Savencia et l’organisation de producteurs Sunlait.

 

Alors que sur la Nouvelle-Aquitaine, la collecte de lait est en constante diminution depuis plusieurs années et que le nombre de producteurs laitiers décroît également, les échanges se sont articulés autour du prix du lait. En effet, alors que le prix de base était de 342,46 euros pour 1000 litres de lait en 2019, il est descendu à 327,56 euros en 2020. Cette révision unilatérale du contrat de la part de Savencia place un nombre important de producteurs laitiers dans la difficulté. Les coûts de production s’établissent aujourd’hui autour de 400 euros pour 1000 litres et ne sont donc pas couverts par le niveau actuel du cours du lait.

 

 

Compte tenu de la révision du contrat, Sunlait déclare aujourd’hui 22 millions d’euros de perte pour les producteurs et pourrait mener une action juridique afin de contraindre Savencia à respecter le contrat initial. Je souhaiterais rappeler qu’une proposition de loi de Grégory Besson-Moreau, député de l’Aube, cherche à rééquilibrer les relations entre agriculteurs et distributeurs en matière agro-alimentaire, dans  la continuité de la loi Egalim du 30 octobre 2018. Le Gouvernement et les députés de la majorité s’engagent pour que d’importantes avancées puissent être mises en oeuvre rapidement et pour que les agriculteurs soient, enfin, rémunérés à la juste valeur de leur travail.