Le gouvernement, après plusieurs mois de mobilisation et de concertation concrétise, avec les plans pauvreté et « ma santé 2022 » de nouvelles stratégies ambitieuses, des transformations en profondeur, non pas en essayant de colmater les brèches mais en traitant les problèmes à la racine.

 

Le maître mot du plan pauvreté est l’émancipation : n’oublier personne, même lorsque la précarité se banalise, devient invisible et taboue.

Le Président Emmanuel Macron a rappelé son attachement aux valeurs sociales et humanistes qui animent notre majorité, l’occasion pour moi de redire que le combat contre la pauvreté et en particulier celle des enfants est de première importance. Lutter contre la pauvreté ne se résume pas à des paroles ou des postures politiques. C’est un engagement concret et sans relâche.

Ces mesures ambitionnent de mettre fin en une génération au déterminisme social et territorial. Le principe est de faire de la lutte contre la pauvreté infantile une priorité par la mise en place de dispositifs mettant l’accent sur la prévention, sans oublier les urgences de remédiation.

Très engagée en faveur de l’Education et de l’amélioration des conditions de développement et d’épanouissement des enfants au sein de nos territoires, je salue les très grandes avancées du plan de lutte contre la pauvreté pour la jeunesse.

D’abord pour la petite enfance. Afin de favoriser le développement de l’enfant et l’apprentissage du langage, l’accent est mis sur la formation des 600.000 professionnels de la petite enfance, la création de 30.000 places en crèche en veillant à la mixité sociale, une articulation étroite avec l’école maternelle, la scolarisation obligatoire dès 3 ans (budget : 1,24 milliards d’euros).

Désormais, les établissements scolaires en zone prioritaire proposeront des petits-déjeuners pour que tous les élèves puissent commencer la journée dans de bonnes conditions. Cette disposition s’accompagne aussi d’une mesure de justice sociale à la cantine scolaire : pour les familles les plus défavorisées, le repas ne coutera plus qu’un euro. Des mesures concernent aussi l’hébergement parce que chaque enfant à droit à être bien logé (budget : 271 millions d’euros).

En écho à la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel qui valorise apprentissage et formation professionnelle, la réforme prévoit une obligation de formation pour les moins de 18 anssortis du système scolaire. Les départements seront associés à l’accompagnement des jeunes les plus vulnérables (budget : 439 millions d’euros).

 

Réduire la pauvreté, c’est aussi réduire la complexité de la lutte contre la pauvreté et sortir d’un système peu émancipateur. Pour encourager l’autonomie par le travail, l’Etat a pris la résolution de garantir un « revenu universel d’activité », l’accès à une complémentaire santé, un service public de l’insertion tandis que l’ouverture d’un guichet unique simplifiera les demandes d’allocations et rapprochera les intéressés des services publics (budget 4,97 milliards d’euros).

En refondant ainsi sa politique d’accompagnement, l’Etat réaffirme son attention aux citoyens les plus pauvres en dépassant un modèle de redistribution et d’aides sociales qui n’est plus adapté. C’est une part du combat à mener pour l’égalité des chances dans tous les territoires, y compris ruraux.

Pour ceux qui en ont douté, le Gouvernement et la majorité poursuivent clairement leur projet, libérer notre économie tout en accompagnant les plus fragiles.

Ajouté au chèque énergie ou à la revalorisation de certaines allocations, ce plan, salué par de nombreuses associations, s’attaque enfin réellement aux difficultés de fond de la pauvreté. Parce que nous connaissons autour de nous trop de personnes en détresse, trop de familles enfermées dans la misère, nous pouvons tous nous en féliciter.

 

Avec « Ma Santé 2022 »,nous proposons une meilleure organisationdes professionnels de santé, au bénéfice des patients comme des soignants, en rassemblant les soignants en ville et les soignants à l’hôpital autour d’un projet de santé adapté aux territoires : garantir la possibilité d’avoir un médecin traitant, de pouvoir avoir un rendez-vous tous les jours de la semaine jusqu’en soirée et le samedi matin, de faciliter l’accès de tous les patients à des médecins spécialistes, de maintenir à domicile le plus possible les personnes fragiles, âgées ou présentant plusieurs pathologies.

Pour cela, le maître-mot est le collectif, avec l’engagement de tous les professionnels, en visant la fin de l’exercice isolé de la médecine d’ici 2022 par la constitution de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) qui mailleront le territoire et dont les « urgences de ville » déchargeront les urgences hospitalières.

Pour redonner du temps aux médecins pour soigner, « Ma Santé 2022 » va aussi s’appuyer sur des nouveaux métiers, comme les assistants médicaux : 4000 postes seront financés d’ici 2022. Et 400 médecins généralistes seront salariés dans des déserts médicaux pour permettre aux patients d’accéder à une consultation généraliste.

Pertinence des soins, transformation du mode de financement, évaluation des résultats des soins à partir de l’expérience des patients, évolution des formations… C’est bien un changement du système de santé dans sa globalitéqui est mis en œuvre pour répondre aux besoins.

Loin des secousses passagères qui ont fait la une des journaux, ces annonces m’apparaissent comme les plus importantes de cette année.

Jacqueline DUBOIS, députée de la 4e circonscription de Dordogne

Share This