Le système d’accès au premier cycle à bout de souffle n’était plus en mesure d’absorber une augmentation massive des bacheliers souhaitant légitimement accéder aux licences universitaires. C’est cette situation qui avait conduit à retenir la plus mauvaise solution, celle d’un départage par tirage au sort, pour les filières les plus souhaitées. Ceci était injuste et ne pouvait plus durer. Voici donc une loi très attendue. Une loi nécessaire.


Ouverture

L’article 1 réaffirme avec force le principe d’ouverture au premier cycle à tous les étudiants titulaires du baccalauréat.
Il vient y associer un objectif de politique publique, la réussite des étudiants, assorti d’un instrument : la personnalisation des parcours et des dispositifs d’accompagnement.
Il prévoit enfin une adaptation nécessaire des enseignements afin de tenir compte de la diversité des étudiants.

Concertation et Transparence

La concertation entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur est renforcée.
Une grande nouveauté réside dans la publication des attendus de chaque formation, et précisons-le non pour plus de sélection comme certains voudraient le faire croire, mais pour plus de transparence.
L’objectif est que chaque étudiant s’engage en ayant une idée plus claire de ce qui l’attend. Un parcours spécifique et personnalisé d’accompagnement pourra lui être proposé pour renforcer ses chances de réussite.
Il s’agit ici de mettre fin à la fois au tirage au sort et à l’échec massif.

Suppression du tirage au sort

En effet, il n’était plus acceptable de constater qu’une grande partie de nos étudiants échouent.
Que les 2/3 ne parviennent pas à obtenir une licence en trois ans, qu’en fin de première année de licence seuls 40 % passent en 2ème année.
Le tirage au sort est désormais supprimé.
Le choix d’orientation est simplifié.
Et la responsabilité de proposer une solution satisfaisante à chacun définie.

 

Nouvelle plateforme « Parcours Sup »

Je me félicite de cette nouvelle rédaction de l’article 612-3 du Code de l’Education qui apporte ainsi une base juridique solide à la nouvelle plateforme « Parcours Sup » de gestion des inscriptions de la future rentrée universitaire.

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